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Devis prévoyance
FAQ Prévoyance TNS

Questions fréquentes sur la prévoyance

Tout ce qu'un travailleur indépendant doit savoir avant de souscrire : garanties, tarifs, fiscalité Madelin, délais et formalités médicales.

La prévoyance est-elle obligatoire pour un indépendant ?
Non, aucune obligation légale n'impose à un travailleur non salarié de souscrire un contrat de prévoyance individuel. En revanche, votre régime obligatoire (Sécurité sociale des indépendants ou caisse de profession libérale) ne verse que des prestations limitées : indemnités journalières plafonnées, pension d'invalidité souvent modeste, capital décès forfaitaire. Sans contrat complémentaire, un arrêt de travail prolongé peut donc entraîner une forte chute de revenus. C'est pourquoi la prévoyance est fortement recommandée dès le début d'activité, même si elle reste facultative.
Que couvre un contrat de prévoyance TNS ?
Un contrat de prévoyance protège vos revenus et vos proches face à trois risques majeurs. En cas d'arrêt de travail, il verse des indemnités journalières qui complètent celles du régime obligatoire. En cas d'invalidité partielle ou totale, il prévoit une rente versée jusqu'à la retraite. En cas de décès, il garantit un capital à vos bénéficiaires, éventuellement complété par une rente pour le conjoint et une rente éducation pour les enfants. Les niveaux de garantie sont modulables selon votre situation et votre budget.
Combien coûte une prévoyance pour un travailleur indépendant ?
À titre indicatif, comptez entre 30 et 150 € par mois selon votre âge, votre profession, votre revenu et l'étendue des garanties choisies. Un artisan de 35 ans déclarant 35 000 € de revenu annuel peut par exemple s'assurer autour de 50 à 70 € par mois pour une couverture complète (indemnités journalières, invalidité, décès). Les professions à risque ou les capitaux élevés font grimper la cotisation. Seul un devis personnalisé permet de connaître votre tarif exact, et la déduction Madelin peut réduire sensiblement le coût réel.
Comment fonctionne la déduction fiscale loi Madelin ?
L'article 154 bis du Code général des impôts permet aux TNS imposés au réel de déduire leurs cotisations de prévoyance de leur bénéfice imposable. Le plafond annuel s'élève à 3,75 % du bénéfice imposable, majoré de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), sans pouvoir excéder 3 % de huit PASS, soit environ 11 300 € sur une hypothèse de PASS 2026 de 47 000 €, à titre indicatif. Le contrat doit être éligible Madelin et vos cotisations sociales obligatoires à jour. Les micro-entrepreneurs ne peuvent pas en bénéficier.
Quelle différence entre prévoyance et mutuelle santé ?
Les deux protections sont complémentaires mais ne couvrent pas les mêmes risques. La mutuelle santé rembourse vos frais de soins : consultations, hospitalisation, optique, dentaire, en complément de l'Assurance maladie. La prévoyance, elle, protège vos revenus : elle verse des indemnités journalières si vous ne pouvez plus travailler, une rente en cas d'invalidité et un capital à vos proches en cas de décès. Un indépendant bien protégé a besoin des deux : la mutuelle pour se soigner, la prévoyance pour continuer à vivre de son activité malgré un coup dur.
Que sont les délais de carence et les franchises ?
Le délai de carence est la période qui suit la souscription pendant laquelle certaines garanties ne s'appliquent pas encore : souvent aucun pour l'accident, de 1 à 6 mois pour la maladie, jusqu'à 12 mois pour les affections psychiques ou dorsales. La franchise désigne, elle, le nombre de jours d'arrêt non indemnisés à chaque sinistre : 3, 7, 15, 30 ou 90 jours selon les contrats, avec des durées souvent différentes en cas d'accident, de maladie ou d'hospitalisation. Ces deux paramètres influencent fortement le montant de la cotisation.
Faut-il remplir un questionnaire de santé ?
Oui, dans la plupart des cas. L'assureur vous demande de déclarer vos antécédents médicaux, vos traitements en cours et vos éventuelles hospitalisations afin d'évaluer le risque. Selon vos réponses, il peut accepter le dossier aux conditions standard, appliquer une surprime, exclure une pathologie ou demander des examens complémentaires au-delà de certains capitaux. Répondez avec sincérité : une fausse déclaration intentionnelle peut entraîner la nullité du contrat et la perte des garanties au pire moment. Pour les dossiers simples, certaines formules se limitent à quelques questions.
Peut-on changer de contrat de prévoyance ?
Oui. Un contrat de prévoyance individuel se résilie généralement à chaque échéance annuelle, moyennant un préavis de deux mois ; la loi Chatel oblige par ailleurs l'assureur à vous rappeler cette faculté. Avant de résilier, faites d'abord valider votre nouveau dossier : un changement de contrat implique un nouveau questionnaire de santé et de nouveaux délais de carence. Un courtier peut organiser la transition pour éviter toute rupture de couverture. Comparer régulièrement reste utile : à garanties égales, les écarts de tarifs peuvent être significatifs.
Un auto-entrepreneur peut-il souscrire une prévoyance ?
Oui, les auto-entrepreneurs sont éligibles aux contrats de prévoyance individuels, et ils en ont particulièrement besoin : leurs indemnités journalières, calculées sur le revenu après abattement, sont souvent très faibles, voire nulles si le chiffre d'affaires est modeste. Attention toutefois : le régime micro-fiscal exclut la déduction Madelin, l'abattement forfaitaire étant réputé couvrir toutes les charges. La cotisation reste donc entièrement à votre charge, mais des formules d'entrée de gamme, à partir d'environ 30 € par mois à titre indicatif, offrent déjà une vraie protection.
Sous quel délai suis-je couvert après la souscription ?
La souscription elle-même est rapide : après un devis, un questionnaire de santé et l'acceptation du dossier, le contrat peut prendre effet en quelques jours, parfois sous 24 à 48 heures pour les dossiers simples. Les garanties accident jouent en général immédiatement dès la date d'effet. Pour la maladie, un délai de carence de quelques mois peut s'appliquer selon les contrats, notamment pour les affections psychiques ou dorsales. D'où l'intérêt de souscrire tôt, en bonne santé, sans attendre l'apparition d'un problème.

Les montants et durées cités le sont à titre purement indicatif : ils varient selon l'assureur, votre profil et les garanties retenues. Seules les conditions générales et particulières de votre contrat font foi.

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